Depuis 1982, avec la parution de la première directive Seveso, a été développée une approche systématique de la sécurité des installations classées pour la protection de l'environnement. Une nouvelle impulsion a été donnée avec la directive Seveso II, et en France, suite à la catastrophe d'AZF (21 septembre 2001)
Les pouvoirs publics, les élus, les industriels, agissent sur toutes les composantes du risque pour réduire la gravité des accidents redoutés, et la vulnérabilité des personnes qui y sont potentiellement exposées :
- réduire le potentiel de dangers, par exemple en diminuant les quantités de matières dangereuses présentes dans les établissements,
- multiplier les mesures de sécurité qui diminuent la probabilité des accidents, ou en limitent les conséquences,
- gérer avec rigueur ces mesures de sécurité, depuis la formation du personnel jusqu'au retour d'expérience après un petit incident,
- maîtriser l'urbanisation autour des sites à risque,
- prévoir l'accident, préparer des plans d'urgence, informer les riverains, les préparer à avoir les bons réflexes.
En 2006, la sécurité a fait l'objet d'études de dangers élaborées selon une méthodologie enrichie. En 2007 et 2008, les résultats de ces études commencent à entrer dans les faits, avec l'élaboration des Plans de Prévention des risques technologiques (PPRT).
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Exemples d'actions concrêtes
La société Petroplus Raffinage Reichstett (PRR) au port aux pétroles a investi 800 000 € dans l'amélioration de son réseau incendie.
On peut notamment citer :
- automatisation de la mise en œuvre des couronnes d'arrosage depuis la salle de contrôle,
- mise en place de rideaux d'eau de protection au niveau de la salle de contrôle, de l'unité de récupération des vapeurs VRU, et du local incendie,
- les couronnes sont dopées à la mousse.
A la raffinerie de Reichstett, PRR a amélioré la sécurité de plusieurs unités de production. On peut citer :
- au parc des sphères de stockage de gaz liquéfiés (GPL) : la mise en place de détections supplémentaires et d'un rideau d'eau à la pomperie, la mise à niveau sismique des sphères par renforcement de leurs pieds,
- sur les ballons de réception des GPL incorrects : l'automatisation de l'arrosage et l'installation de détections supplémentaires,
- dans les unités hydrogène : la modernisation des réseaux déluges Protex,
- au cracking catalytique à lit fluide (FCC) : le remplacement (1ère phase) de la conduite centralisée FCC/utilités,
- le renouvellement de divers équipements incendie : nouveau camion pompiers, lances monitor fixes dans les parcs de stockage d'hydrocarbures et les unités de raffinage.
La société EPM à Illzach a doublé sa réserve incendie de 1500 à 3000 m3 pour assurer le débit réglementaire de temporisation.
La société TYM à Hombourg a mis aux normes son atelier de charge de batteries.
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