Ce graphique montre que les neuf premières entreprises mettent en décharge 136 700 tonnes de déchets, valeur à rapprocher de la capacité totale annuelle de stockage régional qui est de 378 000 tonnes.
L'examen de ce graphique permet également de constater que :
- l'activité de broyage de résidus métalliques (dont les véhicules hors d'usage) est celle produisant le plus de déchets mis en décharge. La quantité mise en décharge par Marx Spaenlin à Illzach a été estimée
- le cas de COVED est particulier dans la mesure où il s'agit de refus de compostage sur ordures ménagères brutes. Cette activité est donc le résultat d'une opération de valorisation
- le secteur de la papeterie est représenté par trois entreprises avec des quantités de déchets mis en décharge variant du simple au double (de 6 000 à 12 000 tonnes). Le « taux de valorisation » est très différent. La variation prononcée de cette performance environnementale nécessiterait un examen approfondi pour en connaître les raisons.
Il faut également noter que ces neuf premières entreprises utilisent des déchets comme matière première. Ce constat serait renforcé si les centres de tri avaient dû répondre au questionnaire prévu par le règlement européen 166/2006. Il est en effet connu que l'activité de tri est un pourvoyeur important de l'élimination en décharge.
Ce bilan résulte de la loi n° 92-646 du 13 juillet 1992 qui a introduit la notion de déchet ultime et a prévu qu'à compter du 1er juillet 2002, les installations d'élimination des déchets par stockage ne seraient autorisées à accueillir que des déchets ultimes. La production de déchets s'est donc concentrée sur quelques entreprises ou activités qui génèrent des déchets de « second ordre ». Les limites du dispositif réglementaire imposé en 2002, il y a six ans à peine, semblent atteintes. La loi issue des discussions du Grenelle de l'environnement prévue cet automne devrait relancer la dynamique nécessaire à une réelle maîtrise de la production, et non plus seulement du traitement, des déchets.
|